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Château Saint-Pierre Saint-Julien Domaines Martin

03. Les propriétés

Château Saint-Pierre

Saint-Julien

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Créé au 17ème siècle, ce 4ème Grand Cru Classé fut à la suite de plusieurs successions, morcelé et dispersé. Par chance et ténacité, en 1982, Henri Martin a pu reconstituer la propriété telle que connue en 1855, année du fameux classement. Depuis, et grâce à l’investissement des propriétaires, Saint-Pierre est reconnu par tous comme étant un par fait représentant des Grands Crus Classés de Saint-Julien.

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Château Saint-Pierre
  • Appellation

    Saint-Julien

  • Encépagement

    75% Cabernet Sauvignon, 15% Merlot, 10% Cabernet Franc

  • Vendanges

    manuelles

  • Vinification

    traditionnelle en cuves inox thermo-régulées

  • Elevage

    en fûts pendant 14 à 16 mois, renouvelés à moitié tous les ans

  • Production annuelle

    env. 75 000 bouteilles

Château Saint-Pierre

Pour aller plus loin

Cette élégante bâtisse a été construite dans la pure tradition médocaine. Elle trône au milieu des vignes. Son histoire viticole remonte au XVIe siècle. Un domaine considéré comme l’un des plus anciens du Médoc. En effet, dès 1693, les archives attestent de l’existence d’une propriété vinicole, appelée « Serançan », appartenant au Marquis de Cheverry.

En 1767, le Baron de Saint-Pierre s’en porte acquéreur, et selon l’usage de l’époque, lui donne son nom. L’histoire raconte que le brave Baron comptait sur son saint patron pour lui ouvrir toutes grandes les portes du paradis.

Château Saint-Pierre

Après sa mort, en 1832, ses deux filles se partagent son héritage. L’une, mariée au Colonel Bontemps-Dubarry, reçoit la moitié des vignobles, les chais et le château ; l’autre, épouse d’un Suédois, Monsieur de Luetkens, alors propriétaire de La Tour Carnet, reçoit le reste des vignes. Ce qui entraîne la scission de la propriété.

Saint-Pierre n’est pas pour autant exclu du classement de 1855 où le domaine, dont les deux moitiés sont désormais exploitées séparément, apparaît en tête de liste des 4ème grands crus.

En 1892, Madame de Luetkens cède sa part à Léon Sevaistre (déjà propriétaire du château Saint-Louis à Saint-Julien), de sorte qu’à la fin du XIXe siècle, Saint-Pierre se partage entre deux familles et vit sous deux étiquettes : « Saint-Pierre-Sevaistre » et « Saint-Pierre-Bontemps-Dubarry ».

En 1922, des négociants anversois, les frères Pierre et Charles Van den Bussche réunissent les deux moitiés du domaine, à l’exception des chais achetés au Colonel Bontemps-Kappelhoff (petit-fils du Colonel Bontemps-Dubarry) par Alfred Martin, à la recherche de place pour déposer ses barriques neuves qu’il fabriquait quotidiennement. Soixante ans plus tard, le hasard va permettre à son fils, Henri Martin, de boucler la boucle.  En 1981, il achète la demeure du Château Saint-Pierre, aux allures de grande maison de campagne, séduit par le site et l’espace qui lui permettront de construire un chai à bouteilles.

Henri Martin

Estampe Château Saint-Pierre 1982


En 1982, ultime étape : Henri Martin achète aux héritiers de la famille Van den Bussche le vignoble alors connu sous le nom de « Château Saint-Pierre Sevaistre ». Morcelé et dispersé au fil des siècles et des d’héritages successifs, le Château Saint-Pierre retrouve alors son unité et le nom qu’il portait il y a plus de deux siècles. Il saura résumer la situation avec humour : « Il m’a fallu soixante ans pour parcourir les 100 mètres qui séparent Gloria de Saint-Pierre ! ».

« Notre volonté est de faire de l’exceptionnel, un vin digne des meilleurs crus classés. C’est un défi, un challenge, mais le potentiel est là et nous nous en donnons les moyens.  » Jean-Louis Triaud

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